Le terme « débardeur » a été inventé par des manutentionnaires des Halles de Paris

Le terme « débardeur » a été inventé par des manutentionnaires des Halles de Paris, au physique imposant et à la voix forte.

C’est vers le milieu du XIXe siècle que « le débardeur » a été inventé par des travailleurs des Halles de Paris, marché de vente en gros de produits alimentaires. Ce vêtement a en effet vu le jour, lorsque des manutentionnaires ont décidé de couper les manches de leurs pulls en laine afin de laisser apparaître leur musculature volumineuse.

Ils avaient ainsi plus de liberté pour les mouvements de leurs bras, tout en se protégeant le dos des courants d’air.

On comprend mieux pourquoi pendant les vendanges, la personne appelé « débardeur » est très souvent recruté pour ses capacités physiques. Lorsque les cueilleurs de raisins crient « panier  », c’est lui qui est chargé d’enlever les petits paniers qui sont pleins, de les vider et de les rendre ensuite aux cueilleurs après les avoir déversés dans les caisses en bout de rang. Le chargement se fait à bras, avec éventuellement l’aide d’une « brouette spéciale » appelée aussi « gaillotte ». Le débardeur gerbe ensuite les caisses  sur des camionnettes ou sur des remorques tirées par les tracteurs-enjambeurs . Les caisses sont ensuite transportées au vendangeoir.

Les coccinelles sont également appelées « Bête à bon Dieu »

Des coccinelles dans les vignes, c’est à priori quelque chose de sympathique, de bucolique, qui signe de l’existence d’une faune au vignoble et d’un respect de l’environnement. Cet insecte rouge tacheté de noir est entourée de toute une tradition qui dit bien dans quel respect  la tenaient les vignerons jadis. Ils l’appelaient « La bête à bon dieu ».

Selon la légende, au Moyen Âge, un homme accusé d’un crime qu’il n’avait pas commis devait être décapité. Mais lorsqu’il posa la tête sur le billot, une coccinelle se posa sur son cou. Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme. Heureusement , car quelques jours plus tard, le vrai meurtrier fut retrouvé. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut très vite considérée comme un porte-bonheur. Ainsi, on raconte que lorsqu’elle se pose sur vous, si vous avez le temps de compter jusqu’à 22, c’est le signe que serez heureux…

Le Champagne était, au moyen âge, surnommé le « Vin du Diable »… mais pourquoi ?

Au Moyen- Âge, les premiers vignerons champenois produisaient un vin rouge ou blanc tranquille, c’est à dire non pétillant. Ces bulles que nous aimons tant aujourd’hui causaient bien des soucis aux producteurs qui à l’époque surnommaient ces vins « Vin du Diable » ou encore « Saute Bouchon » car c’est naturellement qu’ils devenaient effervescents et très souvent faisaient exploser les bouteilles. Les contenants servant à conserver le vin évoluèrent et, avec le temps, les bouteilles en verre firent leur apparition. Mais ces bouteilles n’étaient pas appropriées à la conservation du vin.

En Champagne, les vendanges arrivent assez tardivement et les vignerons de l’époque n’utilisaient pas de cuves de fermentation au préalable. Dès que le raisin était pressuré, il était directement mis en bouteille et donc la première fermentation n’avait pas eu lieu. Les vignerons pensaient bien faire et ainsi conserver le maximum d’arômes. Mais comme la fermentation n’était pas terminée au moment du bouchonnage, celle-ci se poursuivait à l’intérieur de la bouteille qui finissait par… exploser ! Ils étaient donc fréquents que des bouteilles explosent dans les caves ou chez les clients.

Ce n’est qu’au XVIIe siècle que les champenois vont finalement réussir à maîtriser ces « bulles folles » pour faire du champagne.