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Quelle est l'histoire du Syndicat Général des Vignerons ?

Dès la fin du 19ème siècle, une prise de conscience collective se développe au sein du vignoble champenois, avec l’idée que les vignerons doivent prendre en main leur destinée. Des initiatives isolées voient le jour, comme à Damery, en 1891, avec la création d’un syndicat de vente des raisins par une dizaine de viticulteurs. Si c’est un premier acte de rassemblement coordonné, la tentative sera toutefois rapidement avortée.

C’est l’invasion phylloxérique qui apparaît à Trélou en 1887, confirmant les alertes données dans l’Aube l’année précédente, qui incite les vignerons champenois à s’organiser. D’abord, ils s’unissent pour lutter contre le Grand Syndicat Antiphylloxérique initié par le Préfet de la Marne et vécu comme un diktat, notamment du fait de l’imposition de cotisations dont les vignerons ont du mal à s’acquitter. Cette lutte entraîne la disparition du Grand Syndicat en 1896 et, surtout, démontre aux vignerons toute la puissance du collectif. Des syndicats locaux vont alors naître, pour combattre le phylloxéra. Ces syndicats se révéleront comme les bases solides de l’action syndicale future : ils répondront massivement à l’appel d’Edmond Bin et seront les acteurs de la création de la Fédération des Syndicats de la Champagne.


Edmond Bin

Ainsi, en 1901, Edmond Bin, artisan tailleur à Verzenay, crée le « Syndicat d’entente des vignerons de Verzenay pour la vente de raisins ». En 3 mois, il réussit à obtenir l’adhésion de la quasi-totalité des vignerons du village et dès la vendange 1901, il obtient une avancée significative avec une augmentation du prix du raisin par rapport à celui initialement proposé par les négociants. La dynamique est lancée et le 21 août 1904, la Fédération des Syndicats de la Champagne voit le jour, regroupant alors 32 syndicats locaux, puis 82 en 1908, 121 en 1911 et 142 en 1919.

Au fil des années, la Fédération s’impose comme un partenaire à part entière en Champagne, œuvrant pour une meilleure valorisation du raisin et pour le renforcement de l’appellation. Le 22 janvier 1909, jour de Saint-Vincent, elle lance son propre journal, La Champagne Viticole, dont l’objectif est de faire entendre la voix du vignoble champenois. Le 30 mars 1919, elle devient Syndicat Général des Vignerons de la Champagne, afin de pouvoir mener des actions en justice et, ainsi, de lutter contre les fraudeurs : seuls les vins fabriqués en Champagne et issus de raisins produits en Champagne peuvent être commercialisés sous le nom de champagne.

Feuilleter la première Champagne Viticole

Tout au long du 20ème siècle, le Syndicat Général des Vignerons va s’attacher à défendre les intérêts du vignoble et des vignerons champenois. Il participe activement à la construction de l’appellation champagne. Il initie la création des coopératives, afin de permettre aux vignerons de s’affranchir des négociants en leur offrant la possibilité de transformer et conserver leur récolte. Il travaille à la mise en place d’une organisation interprofessionnelle solide, permettant le partage de la richesse produite entre les vignerons et les maisons de champagne. Il encourage les vignerons à se lancer dans la manipulation et la commercialisation. Foncier, plantations, rendements, prix de la matière première, entente avec le négoce : constamment, le Syndicat des Vignerons travaille à la réussite du vignoble champenois, et plus globalement de la Champagne.

Aujourd’hui, dans la continuité du siècle précédent, le Syndicat Général des Vignerons de la Champagne œuvre pour permettre à la Champagne de demeurer une région forte et solide et aux vignerons champenois de continuer à vivre de leur métier.


Révoltes de 1911


De gauche à droite :
Alphonse Perrin, Paul Balourdet, Emile Michel Lecacheur, Gaston Poittevin

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