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Un nouveau souffle pour la viticulture durable en Champagne

Le 12 mai dernier, l’interprofession a mis en ligne le nouveau référentiel « viticulture durable en Champagne », intensifiant le rythme d’une aventure réussie depuis 2001. Forte des progrès accomplis, la Champagne renforce ainsi son ambition de poursuivre collectivement la route vers une viticulture durable pour tous.

La nouveauté 2014, c’est surtout une hiérarchisation des 125 mesures qui permettra aux viticulteurs qui le souhaitent, de faire évaluer leur engagement par un organisme extérieur et accéder ainsi à une certification « viticulture durable en Champagne».

Deux questions à Denis Velut, élu syndical co-président de la commission technique interprofessionnelle.

Pourquoi rechercher une certification du référentiel «viticulture durable » jusque-là considéré comme un outil de développement ?

Deux raisons à ce choix fait début 2013 :

1.Répondre aux attentes des consommateurs

Le référentiel champenois de 2001 et sa démarche collective ont fait leurs preuves : en treize ans, les progrès de la Champagne sont nombreux : baisse de 50% des quantités de phytosanitaires utilisées, 100 % des effluents vinicoles traités, 90 % des déchets valorisés, baisse de 15 à 20 % de l’impact carbone…Pour autant, cette démarche collective de progrès n’est pas clairement identifiée ou reconnue par les consommateurs ni par les critiques de vins qui ont de plus en plus tendance à s’appuyer sur des labels pour orienter leur choix. La montée en puissance des produits biologiques en tout genre traduit assez bien cette attente sociétale.

2.Cultiver l’unité champenoise, qui est au cœur du succès de notre appellation.

La profusion de certifications diverses diluerait la communication et minimiserait l’impact d’une telle démarche. Par ailleurs, le référentiel est le fruit de dizaine d’année de recherches et de travaux financés par l’ensemble de notre profession, aussi souhaitons-nous éviter qu’une entreprise privée ne crée son propre système de certification à partir du référentiel existant. Il nous semble inapproprié et dangereux qu’un outil collectif puisse être ainsi accaparé, mieux vaut définir collégialement la liste des exigences à remplir par ceux qui souhaitent prétendre à une certification « viticulture durable en Champagne ».

Pour satisfaire la diversité des marchés et rester dans une unité bienfaitrice, l’interprofession a donc choisi de s’appuyer sur un seul référentiel partagé par tous les champenois, quel que soit leur rythme d’engagement, avec ou sans certification.

Comment fonctionne ce référentiel « viticulture durable » ?

La démarche viticulture durable prônée en Champagne depuis 2001 s’inspire de la roue du progrès. Son principe se résume à 4 lettres : PDCA pour Plane, Do, Check et Act. En français cela donne : prévois (une évolution dans tes pratiques), agis, vérifie (que tu as fait ce que tu avais prévu) et valide(le progrès réalisé) avant de repartir pour une autre phase de programmation, action ; vérification…C’est un système fréquemment employé dans l’industrie, et plus globalement lors de toute procédure qualité. La particularité de la démarche « viticulture durable en Champagne », c’est d’avoir collectivement défini une ambition commune. Elle se compose de 125 mesures impliquant la totalité des pratiques viticoles et le mode d’organisation de l’exploitation :

- Aménagement et établissement du vignoble,

- Nutrition du sol et de la vigne

- Entretien des sols

- Conduite de la vigne

- Protection raisonnée du vignoble

- Mise en œuvre des produits de protection de la vigne

- Gestion des déchets.

Chaque viticulteur programme donc son plan de progrès en sélectionnant des mesures parmi les 125 du référentiel, et ce, dans l’ordre et au rythme de son choix. Depuis 2014, le viticulteur qui souhaite obtenir une certification « viticulture durable en Champagne », doit, lui, suivre une feuille de route plus précise :

• 60 mesures sont un prérequis (essentiellement à des obligations réglementaires).

• 31 mesures constituent le socle commun (en cas d’écart de réalisation le viticulteur dispose d’un délai de 3 mois pour corriger le décalage).

• 34 mesures sont laissées à l’initiative de l’exploitant : pour être certifié il devra toutefois en satisfaire au moins 19.

Cette hiérarchie, destinée avant tout à faire valider une démarche d’amélioration par un œil extérieur, peut aussi donner des idées à ceux qui hésitent sur le levier capable de faire grimper le plus efficacement leur roue du progrès.

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